Dookoom

Album "NO!"

hip hop / trap / grime / Afro punk

cd / digital / vinyl

4 mars 2016

 

DOOKOOM, l’infâme crew de rap afro-punk, présentement accusé et enlisé dans un combat historique devant la Commission des Droits de l’Homme d’Afrique du Sud, contre un groupe de «droits civils» représentant des Afrikaaners blancs, pour leur «incitation à la violence» et les «propos haineux» de «Larney Jou Poes», le «single du scandale» qui traitait de problèmes fondamentaux tels que l’inégalité raciale, la propriété des terres et la violence structurelle, est enfin de retour sur I.O.T Records / Atypeek Music / SubZone, avec un premier album intitulé « NO! ».

DOOKOOM est le produit d’un monde dans lequel les gouvernements et les multinationales ont instauré des conditions de vie quasi postapocalyptiques, notamment dans le tristement célèbre quartier de Cape Flats, sorte de zone en friche ou de terrain vague rude et poussiéreux qui demeure, à ce jour, l’un des ghettos les plus hardcore de la planète, gangrené, au quotidien, par les gangs, l’alcool, la violence, les viols, les agressions, les meurtres, la drogue discount et la précarité sociale.

 

DOOKOOM est un suprême doigt d’honneur fièrement affiché et assumé – sorte de « fuck you » grandiose face à l’oppression, la pauvreté, la haine, la peur et toute forme de domination ou contrôle indésirable. Véritable ovni musical et verbal, DOOKOOM est un savant mélange de cultures, milieux et origines et à une vision obscène de la « Nation Arc-En-Ciel » (la nation arc-en-ciel ou « Rainbow Nation » est une notion inventée par l’archevêque Desmond Tutu afin de désigner son rêve de voir construire une société sud-africaine post-raciale). DOOKOOM s’adresse, sans langue de bois aucune, au pouvoir en place mais n’a, en rien, la volonté de s’imposer comme un modèle de référence. Les textes de ces artistes hors-norme, regorgent d’allusions à leurs propres fragilités humaines, leur luxure, addictions, violences, relations dysfonctionnelles et piètre estime d’eux-mêmes. Musicalement, la colère de DOOKOOM est une puissante et motivante source d’inspiration. Cette animosité s’est donnée pour mission de combattre l’injustice, de symboliser l’insubordination mais agit également comme une catharsis et un nettoyage spirituel. Pour DOOKOOM, la rage est une émotion positive qui booste l’énergie et l’action. Une façon de refuser catégoriquement de se soumettre et de se laisser dicter ses agissements et sa façon de penser.


Si « NO ! » est l’affirmation de la désobéissance, « NO ! » est également l’abréviation du terme « numéro », une référence aux célèbres gangs à numéros dans le système pénitentiaire d’Afrique du sud (26, 27, 28). Les numéros règnent dans le milieu criminel de Cape Flats et leur pouvoir est omniprésent. NO ! fait également référence au refus de n’être qu’un simple numéro au sein du système.
Musicalement parlant, l’album au rap brut de décoffrage et sans filtre, retranscrit l’univers menaçant des rues de Cape Flats et lance une offensive brutalement hardcore, agressive et apocalyptique et fracasse les boomers via de sur puissantes rythmiques industrielles teintées d’influences soniques allant du grime au trap en passant par une pop aussi perverse que sexy et imprégnée de cette insoumission qui « s’en bat les couilles » typiquement punk.  Si DOOKOOM gravite dans et autour de la sphère hip-hop, leur son se focalise plus sur l’émotion et l’énergie que sur de futiles questions de genre musical. On les a qualifiés de « noise rap », d’afro-punk, de hip-hop industriel, de « trap-hop aux accents grime », et, cerise sur le ghetto, a même été dépeint comme le plus « vil émissaire du gangsta rap actuel ». Que toutes ces dénominations soient exactes ou pas importe peu, la musique de DOOKOOM est une épopée sauvage et très émotionnelle à déconseiller aux âmes trop sensibles. Leur intensité et les thèmes souvent subversifs qu’ils abordent, se revendiquent explicitement à des années lumière de la variété bien-pensante mais si vous vous sentez prêts à affronter la bête et relever le défi, la récompense est un furieux périple aussi débridé que cathartique vers l’inconnu.

En écho à un contenu et une attitude DOOKOOM, le label SubZone participe également au projet pour assurer une diffusion tous azimuts. Surgi de la Zone Mondiale pour diffuser la bande-son du XXIe siècle (celle qu’on aime, qui fait du bruit et qui dérange) et avec une approche toujours profondément punk, SubZone décloisonne les genres et explore d’autres styles musicaux, à la rencontre de nouveaux artistes autour de projets actuels. SubZone aime aussi proposer des disques conçus collectivement avec des structures proches et amies. Ensembles nous sommes de la dynamite ! SubZone reste l’enfant maudit du label Archives de la Zone Mondiale (Bérurier Noir, Ludwig Von 88, Lucrate Milk...) et entend bien continuer à porter bien haut l’irrévérence et la provocation des générations passées. Faites place !

 

Label : I.O.T. Records                                     

Digital distribution : Atypeek Music

Booking : AFX

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